Le Birdy’s – Paris 20

Ce midi, c’est jour de retrouvailles. En effet, avec une ancienne collègue que j’ai recroisé sur mon lieu de travail, nous avons décidé d’aller tester le resto qu’un ancien collègue a ouvert il y a quelques mois (oui, c’est la journée des anciens collègues et de la bouffe pour résumer). Nous n’avons pas encore eu l’opportunité d’y aller car nous vivons un peu à l’opposé mais ce samedi nous a prouvé que ça valait bien le détour.

Après de multiples propositions et appels à dégustation, le créneau est enfin bouclé ! Ça tombe bien car je n’ai pas vu mon collègue depuis ce jour d’été où j’ai passé la tête dans ce qu’il n’était encore qu’un chantier. 12h30, je suis la première arrivée et je peux enfin contempler le résultat final. Une salle très lumineuse grâce à des murs blancs, enfin presque, et des baies vitrées qui donnent sur la rue. Le mur de droite est recouvert de motifs ethniques qui, couplés avec le rouge du mur aux baies vitrées, donne une impression de chaleur au restaurant. On plussoie également le mur végétal et les petits oiseaux que l’on retrouve discrètement un peu partout dans la déco des murs aux lustres (je vous laisse chercher les autres).

Bon ok, vous allez me dire que c’est le resto d’un ami, que je l’aime bien, que mon avis est biaisé parce que j’ai un peu suivi l’aventure et que du coup j’y suis attachée. A ça je réponds oui : j’étais là lors des rêveries d’entrepreneuriat, j’ai suivi la genèse du projet et du nom du coup je suis sensible aux petites références du style de la typo jusque dans les murs, j’ai vu le chantier et ce qu’il en a fait alors que c’était pas gagné d’avance. MAIS (et on va enfin revenir au vrai sujet de base de cet article) je n’étais pas du tout pour le positionnement du restaurant et je n’y croyais pas vraiment. Le poulet mariné : peut-on vraiment ouvrir un resto avec pour seul aliment de base du poulet mariné ?

Déjà, je n’aime pas le poulet. Vous m’avez déjà lu manger du poulet ? Non. Parce que le poulet c’est fade, c’est pas moelleux, en bref ça n’a pas de goût donc je ne vois aucun intérêt à manger du poulet. Soyons honnêtes, la vraie motivation de ce voyage à l’est de Paris c’était de passer un bon moment avec de vieux camarades et de prendre des nouvelles de notre cher restaurateur.

Me voilà donc arrivée, je salue mon collègue qui m’installe et je suis rapidement rejointe par la cavalerie affamée. Les cartes sont apportées et le concept nous est expliqué. Le menu est à composer en fonction des préférences de chacun : blanc en morceau, brochettes, cuisses désossée, voir même demi poulet ou poulet entier (!) servi avec jusqu’à trois sauces différentes et deux accompagnements. A ce moment, je me demande quand même comment j’arriverai jusqu’au dessert…

Nous optons pour 2 brochettes avec sauce mangue/BBQ fumé/piquante et moutarde-miel/BBQ fumé/piquant et 1 butterfly (comprenez 2 filets de blanc) sauce mangue et piquant. Présenté comme ça, ça a l’air un peu fouilli mais les sauces sont réparties sur les différents morceaux de poulet. En accompagnement, je pense qu’on a fait le tour de la carte (frites épicées, riz épicé, maïs grillé, légumes grillés et du grain) à part les frites natures.

Les plateaux, on ne parle pas d’assiette ici, sont assez vite apportés et nous mettent l’eau à la bouche.

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La sauce pour les frites est une sauce cocktail maison qui ressemble à de la mayonnaise mais en beaucoup mieux ! Concernant le « grain » accompagné de sa crème d’avocat, c’est un choix très rafraîchissant compte tenu de mon choix plutôt épicé. On valide d’ailleurs tous les accompagnements qui sont tous très bons. Quant au poulet…

Contre toutes (mes) attentes, c’est délicieux ! La viande est moelleuse, le goût est parfait grâce aux différentes saveurs des sauces. Et je me surprends à espacer chacune de mes bouchées par une frite ou du grain pour faire durer le plaisir. Et ce plaisir semble partagé par mes compagnons de tablée car il ne reste plus rien à la fin. Il ne reste pas beaucoup de place non plus dans nos estomacs.

C’est à ce moment que notre hôte s’accorde une petite pause et nous rejoint pour papoter et recueillir nos impressions. Il se moque un peu de nous qui parlions de dessert avant même d’avoir commandé car c’est vrai que le menu est amplement suffisant. Mais les rebelles en nous nous conduisent devant la vitrine et nous font basculer du côté obscur de la Force. Ce sera donc cheesecake framboise chocolat blanc et tiramisu nutella spéculoos fait maison.

Et c’est là que l’on reconnait les vrais gourmands : capables de dévorer un dessert délicieux alors que dix minutes plus tôt ils criaient à la sieste digestive ! Miam miam miam ! Tellement pour tout vous dire qu’après une discussion de plus d’une heure, l’un d’entre nous a repris un tiramisu « pour le goûter »…

Le Birdy’s

3 rue Planchat, Paris 20

Métro : Avron (ligne 2) – Buzenval (ligne 9) – Nation (ligne 1 / 2 / 6 / 9 / A)

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