Dochilak – Paris 2

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Vendredi 13, soirée de concert à l’Olympia avec ma sœur. Belle opportunité pour aller manger un morceau pour prendre des forces avant de hurler comme des folles jusqu’à en perdre la voix ! Le rendez-vous est donc donné de l’autre côté de la place de l’Opéra pour découvrir un restaurant coréen, un classique lorsque je vais manger avec ma sœur. Et ce soir, nous parions donc sur Dochilak. Le choix a été fait sur la décoration intérieure. Très sobre avec beaucoup de lumière, des tables et des assises bloc mais rehaussées grâce à des coussins bleu turquoise.

On dîne à l’anglaise (ou presque) pour manger tranquillement et arriver au début de la première partie. Notre table est prête, à côté de la fenêtre, avec les cartes qui sont présentées sous forme de dépliant. Première bonne surprise, deux menus sont proposés : Soupe+Entrée+Plat pour 12€ et Soupe+Entrée+Plat+Dessert pour 16€. Bien sûr, tous les plats proposés sont coréens du coup nous nous lançons dans deux formules complètes pour découvrir de nouvelles choses (ou presque).

Ce soir-là, la soupe est annoncée aux œufs. Elle n’est pourtant pas aussi épaisse que je l’imaginais mais elle est très bonne, agrémentée de petits morceaux de ce qui ressemble de loin à de la pomme de terre fondante. Une fois les bols vides, la serveuse vient et peut enfin répondre à notre interrogation : c’est du navet ! (et c’est bon le navet).

En entrée, nous optons toutes les deux pour les raviolis de crevette. Habituées aux raviolis « taille standard », nous avons été tout d’abord décontenancées de nous voir servir quatre petits raviolis et à peine quelques gouttes de sauce pour assaisonner. Mais bon, nous sommes là pour manger donc nous attaquons. Ô surprise ! Ces raviolis sont peut-être petits mais ils sont très bien remplis. Et c’est bon ! Pas trop cuits mais juste ce qu’il faut, comme on les aime. Et finalement, notre petite coupelle de sauce suffit largement.

Nous attendons à peine pour être débarrassées et le plat principal est rapidement servi. Fidèle à elle-même, ma sœur a pris un bibimbap bœuf. Quant à moi, j’ai décidé d’innover pour vous. Pas de bibimbap pour pouvoir vous présenter d’autres plats coréens. Éviter les plats à base de porc pour changer. Et aujourd’hui, c’est donc sur le poulet grillé à la sauce piquante que mon choix se porte.

Une très bonne idée car il y a de quoi manger entre les morceaux de poulet tendres, les légumes, le riz et les accompagnements. Quoique… Attention, spoiler alert : leur sauce piquante PIQUE ! Comme dirait la gentille serveuse qui s’occupe de nous, si un coréen ne fait pas des plats très piquants, ce n’est pas un bon coréen. Donc ce plat est très bon, mais pour ceux qui ne sont pas préparés à ce degré de nourriture épicée, il faut savoir pondérer avec le riz, la bière et tout ce qu’on peut trouver sur la table (comme point de repère, même le kimchi est doux à côté).

J’ai finalement éteint le feu qui était dans ma bouche et ai même poussé le vice jusqu’à saucer mon plat avec le riz qu’il me restait. C’est pour dire ! Du côté de ma sœur, le bibimbap a disparu silencieusement et sans laisser de trace. Une approche différente mais un résultat assez semblable à la mienne, sans sauce piquante évidemment.

Une fois remise de mes émotions, il est temps de passer à la dernière partie découverte de ce repas : les desserts ! Histoire de vous changer de mon traditionnel gâteau au riz gluant aux haricots rouges, je prends la mousse au citron et yuzu. C’est sans compter sur ma sœur qui n’avait jamais goûté et qui les commande. A priori, ce dessert est servi avec du thé à la cannelle mais il n’y en a plus et on lui propose donc autre chose (racine de muguet si je me souviens bien).

Je suis assez surprise lorsque nos assiettes arrivent. En effet, je ne m’attendais pas à ce que ma mousse soit servie dans un bol en plastique ni à ce que le « gâteau de riz gluant ressemble à ces petites boules colorées. Mais ma mousse est très bonne, assez fraîche après mon plat de résistance grâce au citron mais pas aussi acide avec le yuzu qui atténue un peu. Bref, un régal ! Et ces boulettes colorées sont bien fourrées au haricot rouge mais aussi aromatisées au sésame, cannelle, thé vert, etc car elles ont été auparavant roulées dedans. Le fait que ce soit en petite quantité et à des goûts différents fait peut-être mieux passer le riz gluant à des gens qui trouvent ça écœurant. C’est vrai que la texture est toujours un peu étrange mais j’aime tellement ça que ça ne me fait plus rien. Quant à notre fameuse infusion, elle est bonne, elle me rappelle même les infusions au blé soufflé et c’est d’ailleurs pour cela que je ne peux pas vous confirmer que c’était de la racine de muguet (qui est déjà en soi un parfum assez abstrait).

Nous sortons de là rassasiées et ravies de ce dîner. Notre ravissement monte d’un cran à la caisse lorsque nous apprenons qu’ils ont une carte de fidélité et qu’au bout de 10 repas achetés sur place ou à emporter (ce qui explique la mousse dans la coupelle en plastique), un menu à 16€ est offert ! Miam, miam, voilà une très bonne raison de revenir.

J’ajoute un point anecdotique mais qui me paraît non négligeable pour un restaurant. Mention spéciale pour la propreté et l’arrangement des toilettes : paravent à l’entrée, petite lumière bleue et lavabo façon fontaine zen grâce à deux bols en grès et un peu de verdure. Merci !


Dochilak

22 rue Saint Augustin, Paris 2

Metro : Quatre Septembre (ligne 4) – Opéra (ligne 3 / 7 / 8 / A)

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